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Densitométrie osseuse : déroulement, résultats et remboursement

Publié le

par Patrick

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La densitométrie osseuse, ou ostéodensitométrie, mesure la densité minérale des os pour aider à évaluer l’ostéoporose et le risque de fracture.

Patiente allongée lors d'une densitométrie osseuse du rachis et de la hanche

La densitométrie osseuse, aussi appelée ostéodensitométrie, est un examen d’imagerie qui mesure la densité minérale osseuse, ou DMO. Elle sert surtout à rechercher une ostéoporose, à apprécier une perte de masse osseuse et à mieux évaluer le risque de fracture. Rapide, indolore et sans injection, elle examine le plus souvent le rachis lombaire et le col du fémur. Une prescription médicale permet de déterminer si l’examen est indiqué et, dans certaines situations prévues, s’il peut être pris en charge par l’Assurance Maladie.

À retenir : la densitométrie osseuse est un examen radiologique sans jeûne, sans prélèvement et généralement réalisé en moins de quinze minutes. Elle aide le médecin à diagnostiquer une ostéoporose ou une ostéopénie, mais son résultat doit toujours être interprété avec l’âge, les antécédents, les traitements et le risque global de fracture.

Qu’est-ce qu’une densitométrie osseuse ?

La densitométrie osseuse est un examen utilisant des rayons X de faible énergie pour calculer la quantité de minéraux présente dans l’os, notamment le calcium. Plus l’os est dense, plus il absorbe les rayons X. L’appareil mesure cette absorption puis un logiciel établit la densité minérale osseuse.

Les termes densitométrie osseuse et ostéodensitométrie désignent donc le même examen. On peut également rencontrer l’expression absorptiométrie biphotonique à rayons X, qui décrit la technique utilisée. Pour le patient, il s’agit d’une mesure de référence pour objectiver une baisse de densité osseuse, sans que l’examen remplace l’évaluation clinique par le médecin.

Cette imagerie est différente des examens destinés à visualiser une fracture récente ou une zone anatomique très précise. Par exemple, un Cone beam répond à des indications particulières en imagerie volumique, notamment dans la sphère dentaire et maxillo-faciale. La densitométrie osseuse répond, elle, à une question de minéralisation et de solidité osseuse.

Pourquoi faire une ostéodensitométrie ?

L’objectif principal est d’aider à diagnostiquer l’ostéoporose. Cette maladie fragilise progressivement les os et peut favoriser des fractures de fragilité, c’est-à-dire des fractures survenant après un traumatisme faible, parfois une simple chute de sa hauteur.

L’examen peut aussi aider à :

  • évaluer une diminution de la densité osseuse avant qu’une fracture survienne ;
  • mieux apprécier le risque de fracture avec les autres données médicales ;
  • orienter les mesures de prévention et la discussion d’un traitement ;
  • suivre la densité osseuse dans certaines situations décidées par le médecin ;
  • comparer l’évolution de la DMO lorsqu’un traitement anti-ostéoporotique est envisagé ou suivi.

Une densitométrie normale n’exclut pas à elle seule tout risque de fracture. À l’inverse, une DMO basse ne suffit pas toujours à décider d’un traitement. Le médecin croise le compte rendu avec les antécédents personnels et familiaux, les chutes, l’âge, le poids, les maladies associées et les médicaments pris au long cours.

Ostéoporose, ostéopénie et densité osseuse : ce que mesure le résultat

La DMO est exprimée en grammes par centimètre carré et comparée à des populations de référence. Le compte rendu mentionne le plus souvent un score T et, selon le profil de la personne, un score Z. Ces chiffres doivent être lus par le médecin prescripteur ou le radiologue, car leur sens dépend notamment de l’âge, du sexe et du contexte médical.

Notion Interprétation générale Ce que cela implique
Score T Compare la DMO à celle d’un adulte jeune de même sexe. Il est principalement utilisé pour définir les seuils densitométriques chez la femme ménopausée et l’homme âgé.
Ostéopénie Densité osseuse inférieure à la moyenne, sans atteindre le seuil densitométrique de l’ostéoporose. Elle conduit à évaluer les autres facteurs de risque et les mesures de prévention adaptées.
Ostéoporose Diminution plus marquée de la densité osseuse selon les seuils reconnus. Le risque de fracture peut être augmenté, mais la décision médicale reste individualisée.
Score Z Compare la DMO à une population du même âge et du même sexe. Il est particulièrement utile chez les personnes plus jeunes ou dans des situations spécifiques.

Les seuils donnent un repère, non un verdict isolé. Une arthrose, certaines calcifications, une ancienne fracture vertébrale ou un matériel chirurgical peuvent parfois influencer une mesure, surtout au niveau lombaire. Le radiologue tient compte de ces éléments et peut préciser les limites éventuelles dans le compte rendu.

Qui doit réaliser une densitométrie osseuse ?

La densitométrie osseuse n’est pas un dépistage systématique pour toute la population. Elle est proposée lorsqu’un médecin identifie un risque ou une situation clinique pouvant justifier la mesure. Les indications exactes et les conditions de prise en charge sont à vérifier avec le prescripteur et le centre d’imagerie.

Un premier examen peut notamment être discuté en cas de :

  • fracture de fragilité personnelle ;
  • antécédent de fracture du col du fémur chez un parent du premier degré ;
  • corticothérapie prolongée, en particulier au-delà de trois mois ;
  • ménopause précoce, avant 40 ans, ou autres situations exposant à une baisse hormonale ;
  • indice de masse corporelle inférieur à 19 kg/m² ;
  • pathologie pouvant fragiliser l’os, telle qu’une hyperthyroïdie évolutive non traitée, un hypercorticisme ou une hyperparathyroïdie primitive ;
  • antécédent de maladie ou de traitement connu pour favoriser l’ostéoporose.

Chez la femme ménopausée, l’âge, les fractures antérieures, les facteurs de risque et l’existence d’un traitement hormonal substitutif font partie de la réflexion médicale. Chez l’homme, les personnes jeunes ou les patients sous traitements particuliers, l’interprétation est tout aussi individualisée. Il ne faut donc pas s’autodiagnostiquer à partir d’un seul facteur de risque.

Quelles zones sont étudiées pendant l’ostéodensitométrie ?

La mesure porte habituellement sur deux zones de référence : le rachis lombaire, souvent au niveau des vertèbres L2 à L4, et le col du fémur. Le fémur proximal et la hanche sont particulièrement importants, car les fractures de hanche peuvent avoir des conséquences fonctionnelles majeures.

Selon le contexte, le protocole peut également prévoir une mesure de l’autre fémur ou du poignet. Le choix dépend du matériel disponible, des antécédents, de la présence d’une prothèse ou d’une difficulté à interpréter une zone. Une Prothèse de hanche, par exemple, peut conduire le radiologue à privilégier l’autre côté ou une autre région mesurable.

La densitométrie n’est pas destinée à explorer les dents ou les pathologies bucco-dentaires. Pour comprendre les disciplines concernées par ces soins, l’article consacré à l’Odontologie présente leurs domaines d’intervention spécifiques.

Déroulement de la densitométrie osseuse : étapes, durée et sensations

À l’accueil, il est utile de présenter la prescription médicale, la carte Vitale, la carte de complémentaire santé si vous en avez une, ainsi que les anciens comptes rendus ou examens pertinents. Le personnel vérifie aussi les informations susceptibles d’influencer la réalisation de l’examen.

Le patient s’allonge ensuite sur le dos, sur une table d’examen. Un bras mobile passe au-dessus de la zone étudiée, tandis qu’un positionnement précis des jambes ou du pied peut être demandé pour obtenir une mesure fiable au niveau de la hanche. Il faut rester immobile pendant les acquisitions, mais l’examen ne provoque généralement pas de douleur.

Il n’y a ni injection de produit de contraste, ni prélèvement, ni anesthésie. La durée varie selon le protocole et l’organisation du centre. Comptez habituellement une dizaine de minutes pour l’acquisition et la préparation, parfois jusqu’à quinze ou vingt minutes sur place. Après l’examen, aucune précaution particulière n’est habituellement nécessaire : la personne peut reprendre ses activités, sauf consigne médicale différente.

Comment se préparer à une ostéodensitométrie ?

Il n’est généralement pas nécessaire d’être à jeun. Portez une tenue confortable et facile à retirer si besoin. Les bijoux, ceinture, objets métalliques et certains vêtements comportant des éléments métalliques doivent être retirés, car ils peuvent gêner la mesure.

Signalez avant le rendez-vous une grossesse connue, possible ou suspectée. L’équipe évaluera la conduite à tenir et pourra demander un test de grossesse dans certaines situations. La grossesse ne doit jamais être cachée, même si l’irradiation délivrée par cet examen est faible.

Informez aussi le centre si vous avez récemment passé une scintigraphie osseuse, un examen digestif avec produit de contraste ou une imagerie avec injection de produit de contraste iodé. Ces produits peuvent perturber les mesures pendant un certain délai. Les consignes ne sont pas parfaitement identiques d’un établissement à l’autre selon l’examen réalisé : contactez le centre avant de vous déplacer plutôt que de supposer qu’un délai est suffisant.

La densitométrie osseuse est-elle irradiant ou dangereuse ?

La densitométrie osseuse utilise des rayonnements ionisants, mais la dose délivrée est très faible par rapport à de nombreux examens radiologiques courants. Elle est considérée comme un examen faiblement irradiant et non invasif. Le bénéfice attendu doit toutefois toujours justifier sa réalisation, comme pour tout acte d’imagerie.

Elle est habituellement indolore et ne nécessite pas de récupération. Les principales précautions concernent la grossesse et les situations susceptibles de fausser la mesure. Le manipulateur en électroradiologie médicale et le radiologue sont là pour répondre aux questions pratiques avant l’acquisition.

Prescription, tarif et remboursement de l’ostéodensitométrie

Une prescription médicale est nécessaire pour organiser l’examen et elle est indispensable à la prise en charge dans les indications prévues. Le tarif de référence communiqué pour l’ostéodensitométrie est de 39,96 €. L’Assurance Maladie rembourse habituellement 70 % de cette base lorsque les conditions médicales de prise en charge sont réunies.

Le montant réellement payé peut varier selon le secteur du praticien, les éventuels dépassements d’honoraires, les modalités de tiers payant et les garanties de la mutuelle. La complémentaire santé peut couvrir tout ou partie du ticket modérateur selon le contrat, mais elle ne rembourse pas nécessairement les dépassements. Demander un devis ou une estimation au centre reste la solution la plus sûre avant le rendez-vous.

Un deuxième examen n’est pas automatique. Il peut être proposé pour suivre un traitement, après une modification médicale importante, ou lorsque le premier résultat était normal ou montrait une ostéopénie et que de nouveaux facteurs de risque apparaissent. Dans certaines situations, un nouveau contrôle peut être envisagé trois à cinq ans après le premier, sur décision médicale.

La densitométrie osseuse nécessite-t-elle d’être à jeun ?

Non, aucun jeûne n’est habituellement demandé. Il est toutefois recommandé de suivre les consignes communiquées par le centre et de signaler les examens récents avec contraste ou scintigraphie.

Combien de temps dure une densitométrie osseuse ?

L’acquisition est rapide. Avec l’accueil et l’installation, le rendez-vous dure souvent une dizaine de minutes et peut aller jusqu’à quinze ou vingt minutes selon le protocole du centre.

Une densitométrie osseuse permet-elle de détecter une fracture ?

Elle mesure la densité minérale osseuse et aide à évaluer le risque de fracture. Elle ne remplace pas une radiographie, un scanner ou une autre imagerie lorsqu’une fracture récente est suspectée.

Quel remboursement pour une ostéodensitométrie ?

Dans les indications prévues et sur prescription médicale, l’Assurance Maladie rembourse habituellement 70 % du tarif de référence de 39,96 €. La mutuelle peut intervenir selon le contrat, tandis que des dépassements éventuels peuvent rester à la charge du patient.

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